Heureux les heureux, Yasmina Reza

Publié le par Miss poisson rouge

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Mon avis :

Vous avez un petit coup de blues en cette fin d'hiver ? Vous voulez vous évader, échapper à votre quotidien ? Alors passez votre chemin...

 

Cest l'histoire d'hommes et de femmes de notre époque, engoncés voire cloitrés dans leur quotidien. C'est peu glorieux, peu flatteur pour notre condition humaine ! C'est même carrément noir, grinçant, pessimiste et lugubre par moment... Beaucoup d'adjectifs négatifs me direz-vous ? Oui, bah... J'ai pas été emballée moi ! Ca m'a un peu plombée même.. Certes l'écriture est belle, j'aime cette simplicité du verbe, et j'aime particulièrement la forme du récit : de courts chapitres imbriqués les uns dans les autres, façon poupées russes (ou pour faire mieux : matriochkas). Chaque chapitre étant consacré à un des personnages. Mais bon, cela ne suffit pas à placer ce court roman parmi mes coups de coeur...

Résumé :

"Dans le 95, qui va de la place Clichy à la porte de Vanves, je me suis souvenue de ce qui m’avait enchaînée à Igor Lorrain. Non pas l’amour, ou n’importe lequel des noms qu’on donne au sentiment, mais la sauvagerie. Il s’est penché et il a dit, tu me reconnais ? J’ai dit, oui et non. Il a souri. Je me suis souvenue aussi qu’autrefois je n’arrivais jamais à lui répondre avec netteté. – Tu t’appelles toujours Hélène Barnèche ? – Oui. – Tu es toujours mariée avec Raoul Barnèche ? – Oui. J’aurais voulu faire une phrase plus longue, mais je n’étais pas capable de le tutoyer. Il avait des cheveux longs poivre et sel, mis en arrière d’une curieuse façon, et un cou empâté. Dans ses yeux, je retrouvais la graine de folie sombre qui m’avait aspirée. Je me suis passée en revue mentalement. Ma coiffure, ma robe et mon gilet, mes mains. Il s’est penché encore pour dire, tu es heureuse ? J’ai dit, oui, et j’ai pensé, quel culot. Il a hoché la tête et pris un petit air attendri, tu es heureuse, bravo. " 4ème de couverture.

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