Clara et la pénombre, José Carlos Somoza

Publié le par Miss poisson rouge

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"2006. Dans ce futur dangereusement proche, la représentation des corps ne fait plus recette au sein du marché de l'art, qui cote désormais des toiles humaines. Signées par de grands maîtres, elles sont louées, vendues, manipulées, livrées à tous les regards, à tous les fantasmes. Clara est modèle. Elle rêve d'être peinte par le dieu de l'art hyperdramatique : Bruno Van Tysch. Mais, tandis que la jeune toile est apprêtée dans un pavillon isolé des abords d'Amsterdam, la Fondation Van Tysch est en émoi. Une œuvre de grande valeur a été dérobée et détruite par un mystérieux meurtrier qui officie suivant des rites affreusement artistiques. A la manière de Rembrandt, José Carlos Somoza dépeint de violents clairs-obscurs : les déviances de l'art font écho aux dérives de nos sociétés et conduisent chacun à mesurer le prix du beau à l'aune de la valeur du vivant."

 

Bon, ok il fait 648 pages, mais on ne s'ennuie pas. L'histoire est ancrée dans le réel, le monde d'aujourd'hui (nous sommes en 2006), et pourtant on bascule dans un monde de science-fiction. Mais finalement, entre le réel et la science-fiction, on ne sait pas vraiment si on franchit la limite. Tout l'art de ce récit réside dans cette ambigüité.
 
J'adore cet univers. Je ne suis pas fan de policier mais l'intrigue policière sert ici plus de fil conducteur, laissant la place au débat philosophique sur l'art.

 

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