Antenora, Margaret Mazzantini

Publié le par Miss poisson rouge

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Mon avis :

A la mort d'Antenora, sa petite-fille retrace sa vie sur plusieurs générations. Un portrait de femme sans prétention, ayant traversé toutes les épreuves d'une misérable vie : celles de la guerre comme de la vie quotidienne. C'est une mini-saga familiale, (170 pages) où ne sont retranscrites que les "étapes essentielles" : rencontre du mari, naissance des enfants, travail-labeur-lessive et enfin vieillesse. Ah quel programme ! La narratrice a des sentiments partagés, entre admiration et répulsion, envers sa lignée familiale. Le vocabulaire est parfois dur, voire cru. Le style est assez brute, sans concession - poignant diront certains. Mais en voulant brosser un personnage aussi universel et n'en extraire que l'essence, on perd un peu de charme. Je regrette ce côté antipathique qui prend le dessus et ce goût amer qui nous reste en refermant le livre... Bon, je vais aller me faire un "Oui-Oui au pays des lutins" moi...

Résumé :
"C'est au milieu d'une église vide, face au corps sans vie d'Antenora, sa grand-mère, que la narratrice remonte le cours du temps sur trois générations, évoquant comme dans un rêve une mosaïque de souvenirs et d'émotions. Les personnages de sa famille surgissent par touches impressionnistes, une succession d'anecdotes tendres et cruelles. Mais l'histoire d'Antenora, c'est aussi celle d'un siècle qui la confrontera à des épreuves décisives : les années sombres de la guerre, le fascisme et la déroute de l'après-guerre, le départ de ses fils au combat, les derniers instants de la vie conjugale et la solitude nouvelle."

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